L’Economie pour les noobs, suite et fin

Finalement, qu’est ce que l’économie?

(Parties 1, 2, 3, 4, 5)

 

L’économie est une science sociale. Elle sert à expliquer les interactions entre individus. Elle ne peut pas être traitée comme la science physique ou les mathématiques. Les expérimentations sont impossibles, l’isolation ou la variation de paramètres uniques le sont également.

Une action humaine est la conséquence d’un fait social, elle peut avoir de multiples conséquences économiques. Ce fait social peut avoir de multiples origines économiques. C’est le chaos.

Vouloir expliquer ces phénomènes de façon « scientifique », au sens de la physique ou de la mathématique, nécessite une simplification du monde et donc une perte de réalité. Aucune prévision exacte n’est dès lors possible.

On peut néanmoins établir des « lois économiques » mais celles si sont soumises à la nature imprévisible de l’être humain. Une de ces lois peut être : Entre deux produits identiques, ce sera généralement le moins cher des deux qui trouvera preneur.
On perçoit tout de suite le caractère prédictible d’une telle loi.

 

La pensée économique n’a pas toujours été celle d’aujourd’hui. Si depuis l’antiquité elle visait à quantifier le « juste prix » des choses, elle a énormément évoluée et sert maintenant de support aux actions politiques de tout bord.

L’école classique du 18e s., incarnée par les français Turgot, Cantillon et bien d’autres comme Adam Smith. Pour eux, les questions morales n’ont pas leur place, ils s’attachent à seulement expliquer la réalité par les faits fondamentaux. La valeur est une notion subjective et la richesse représente le niveau de vie de la société qui ne peut s’accroître que par la division du travail et les échanges. Ils estiment que le pouvoir n’a pas à s’immiscer dans l’économie.
Les anglais veulent plutôt donner à la valeur un fondement objectif. Autrement dit, plus un produit aura nécessité de travail humain, plus il aura de la valeur. Ce sera l’origine des thèses Marxistes.

Plus tard, au 19e s., les marginalistes veulent mathématiser l’économie. Ils étudient les équilibres, simplifient parfois à l’extrême leurs modèles de réflexion. C’est le début de l’économie moderne. Le marché est alors pur et parfait.

Au début du 20e siècle apparaît la macro-économie. Keynes en est la plus belle illustration. Cette nouvelle branche de l’économie propose de tout expliquer par les agrégats : « l’investissement », la « consommation », la « production », …. sans tenir compte des individualités. Pour les keynésiens, l’économie ne peut pas fonctionner sans l’intervention de l’Etat et de son bras armé : la monnaie. Cette école de pensée est celle dominante aujourd’hui, beaucoup de keynésiens sont devenus « conseiller du Prince ». La grande majorité des actions politiques sont sous cette influence puisqu’elle justifie l’action du pouvoir.

Aujourd’hui, l’école de pensée qui se veut être le plus proche de la réalité comme l’ont fait les classiques s’appelle communément : l’école « autrichienne » d’économie. Ses figures sont Ludwig von Mises, Friedrich von Hayek et Murray Rothbard entre autres.

 

Voila que se termine la lecture de ce livre qui aura permis de me réconcilier avec l’économie. La lecture est très facile, très accessible. Si je savais écrire, c’est un livre que j’aurai voulu faire tant cette discipline est « élitiste » et qu’elle a besoin de vulgarisation.

Je crois maintenant qu’il vaut bien plus que les 4€ que j’ai payé, mais bon, tout ça…. c’est subjectif 😉

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