Facebook, le profaïleur

logo_facebookOn connaît tous, plus ou moins, l’appétit vorace de Facebook pour toutes nos données personnelles, grand aspirateur de ce qu’on aime, ce qui nous fait rire ou pleurer, ce qu’on veut partager avec ses amis.

On savait aussi que toutes ces myriades d’applications, allant de celle du calendrier des anniversaires aux multitudes de jeux addictifs et chronophages, ne servaient finalement qu’à collecter nos informations pour les vendre à des annonceurs ou autres sociétés en quête de ciblage client (bin oui faut bien vivre, sinon ce serait pas gratuit !! hé ).

Maintenant qu’une bonne partie de l’humanité a son pti compte Facebook, il est temps de franchir une nouvelle étape avec l’arrivée de Graph Search.

Graph Search est la prochaine fonctionnalité qui tue : un moteur de recherche. A contrario de Google qui ne fait, grossomodo, qu’indexer le contenu existant sur internet, GS se sert de toute notre activité connectée pour établir ses résultats de recherche. Ainsi, s’il peut être sympa de trouver LE resto mexicain plébiscité par les mexicains eux-mêmes dans Paris, comptons sur  notre imagination collective pour trouver des requêtes donnant des résultats bien plus croustillants.

Pour le moment, cette fonction n’est pas disponible pour tout le monde, il faut s’inscrire sur une liste d’attente. En attendant, on peut déjà voir ce que ça peut donner aux États-Unis sur ce tumblr, un parmi d’autres :  actualfacebookgraphsearches.tumblr.com

Comme n’importe quel outil, la question n’est pas de savoir si c’est bien ou mal, mais de bien l’utiliser. Ainsi pour être tranquille, pensons qu’à chaque Like, chaque commentaire, chaque photo marrante de l’aut’soir en boite ou j’étais bourré, C’est le monde entier qui en prend possession et encore plus si on a pas changé sa politique de confidentialité

Petit jeu :

  1. Se rendre dans son compte
  2. Créer son archive ET son archive étendue (petit lien discret un peu plus bas)
  3. Attendre un peu de recevoir le mail de confirmation
  4. Télécharger et extraire les zips sur son ordinateur et ouvrir les fichiers
  5. Constater toutes les données que Facebook a en sa possession, adresses mails, répertoire téléphonique, petits secrets un peu honteux,…
  6. Imaginer que des entreprises qu’on ne connaît pas peuvent les avoir et croiser les informations.

1 pensée sur “Facebook, le profaïleur”

  1. Pas mal, je connaissais pas. En pratique tout ce que nous créons/diffusons/… sur Internet nous échappe, toujours étonné de voir certains s’en effrayer ^_^

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