Le Thorium c’est bon, mangez en

radioactiveEn préambule, je tiens à signaler aux quelques lecteurs et amis qui passeraient par ici que cet article est un élément parmi tant d’autres d’un chemin de réflexion dont je ne connais l’issue et ne constitue aucunement à l’apologie du nucléaire comme toute solution.

 

Aujourd’hui, l’énergie nucléaire a mauvaise presse. Et pour cause, les dégâts environnementaux sont énormes. Pourtant c’est celle qui a les meilleurs capacités de production à même de subvenir aux besoins croissants de l’humanité. Cependant, si cette filière n’est pas aussi polluante que celle du charbon en terme de CO2 ou particules, elle génère de nombreux déchets que plus toxiques tu peux pas.

Il existe bien les filières d’énergies renouvelables mais à moins d’améliorer énormément leur rendement, j’imagine mal que toute l’énergie mondiale puisse être fournie par ces technologies.

Il y a pourtant une alternative au nucléaire, c’est……….. le nucléaire

A la base de cette alternative, un métal découvert il y a bientôt 200 ans : Le Thorium

Mais pourquoi le thorium et pas un autre métal? Tout simplement parce que c’est le seul qui puisse remplacer l’uranium comme carburant des réactions nucléaires. D’après les chercheurs du CNRS, c’est d’ailleurs la seule alternative.

Les avantages d’utiliser le cycle du Thorium dans la production d’énergie nucléaire sont nombreux, en voici quelques uns :

  • Faible radioactivité, les rayonnements ne peuvent pas pénétrer la peau
  • Utilisé dans des réacteurs à sel fondus (milieu liquide), les manipulations sont facilitées et moins dangereuses
  • Les déchets issus des centrales classiques peuvent y être incinérés
  • La réaction chimique est en milieu stable, elle ne peut pas s’emballer
  • Les risques de contamination en cas d’accident sont très faibles
  • Très abondant sur Terre, les réserves permettent une production durant des dizaines de milliers d’années (plus que toutes les énergies actuelles réunies)
  • Les produits de la réaction ne peuvent pas être militarisés à contrario du plutonium produit avec l’uranium

Vu cette liste, on peut légitimement se demander pourquoi cette technologie, connue et testée depuis plus de cinquante ans ne s’est pas imposée face à celle destructrice du cycle uranium/plutonium. Certains disent que la balance a penché en faveur du potentiel militaire.

Évidemment, ça reste du nucléaire, c’est pas supa’green et non exempt d’inconvénients, la recherche continue et a pris beaucoup de retard. Je préfèrerais des solutions plus propres mais le jour où toute l’humanité habitera une maison passive, aura des voitures passives, des magasins passifs et des usines passives, n’est pas pour tout de suite. Alors même s’il faut aller dans cette direction, que fait on en attendant? On arrête le nucléaire comme en Allemagne pour remettre en route les centrale à charbon? On continue comme ça ou on essaie quelque chose qui semble moins pire?

 

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2 pensées sur “Le Thorium c’est bon, mangez en”

  1. Intéressant.
    Petites remarques : je cite
    « Pourtant c’est celle qui a les meilleurs capacités de production à même de subvenir aux besoins croissants de l’humanité » ha bon, où sont les chiffres ? Le solaire n’est pas du tout exploité et fournirait bien assez d’énergie (notamment le solaire thermique que je préfère au photovotaïque)
    Non je crois plutôt que c’est juste celle qui intellectuellement demande le moins d’effort à être envisagée…
    Et quitte à faire une transition, pourquoi pas aller vers du renouvelable tout de suite ?
    J’ai l’impression d’être chez mes clients pour lesquels le jeu consiste à faire comme si on avançait, tout en faisant comme avant… le changement c’est pour … les autres quoi. L’important c’est que nos habitudes ne changent pas.
    Un argument plus objectif : si on veut arrêter de se faire mettre par des consortiums (même ceux qui emploient des amis globe-trotteurs) il faut penser production décentralisée, les grids, la libre concurrence…plutôt que de rester dans le schéma de production actuel (voir la 3ème révolution industrielle de Rifkin) et sur ce thème ce métal n’apporte rien.

  2. Tu as raison, c’est un avis subjectif, je n’ai pas de données chiffrées.
    Pour réviser mon jugement, je veux bien des comparatifs d’équivalence de production entre une centrale nucléaire et d’autres technologies en terme de production électrique uniquement.
    Par exemple, non loin de chez moi a été construit 130 ha de photovoltaïque pour une production de 60MW crêtes, autant dire que lissé sur l’année on est plutôt à 40-50MW. Il en faudrait presque 4000ha pour produire l’équivalent d’une centrale nucléaire. Ça ne me parait pas très efficace.
    Ce que je connais du solaire thermique s’arrête à la production d’eau chaude (qui n’est pas le sujet ici) et à la visite d’une centrale désaffectées dans les Pyrénées. Je veux bien plus d’infos car cette visite n’avait pas été très concluante sur cette techno.
    Je suis d’accord avec toi, et je pense que ça se fera naturellement compte tenu de la hausse des prix, la production décentralisée et la multiplicité des systèmes de production est l’avenir des réseaux électriques si la réglementation n’y met pas un frein.
    (Permet moi un petit écart taquin , si les prix n’étaient pas artificiellement maintenus bas, la transition se ferait peut-être plus vite)

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