L’économie pour les noobs, 1ère partie

Que ce soit à la télévision, la radio ou dans la presse, dès qu’il est question d’économie, il se passe un phénomène étrange. Les mots ne deviennent plus que des sons, du bruit, une espèce de charabia qu’on a envie de zapper. Et si, tout de même, on fait l’effort d’écouter, il est question de notions tellement lointaines qu’il est difficile pour tout à chacun de vérifier si ces informations sont vraies ou, tout simplement, cohérentes. Comme dans n’importe quel domaine, il est plus facile de convaincre quelqu’un qui n’y connaît rien plutôt qu’un averti.

Pour moi, l’apprentissage de l’économie, et plus particulièrement de la macro-économie, a surtout été synonyme de fond de classe près du radiateur ou de détour par Norauto à la pause café. A qui la faute, une méthode d’enseignement inadéquate dans un cursus d’informatique? Un manque de bagages? Un manque de maturité?

A travers son livre « B.A. BA d’économie », Gérard Dréan, ancien IBMeur, invite le lecteur à découvrir ce qu’est l’économie par une approche d’abord simple mais surtout compréhensible par tous. Ici, pas d’énoncés du genre : Prenons un bien B dans un panier P, soit une quantité Q de B, … etc etc je caricature à peine. L’auteur commence par prendre des choux et des saucisses et tente d’expliquer les éléments fondamentaux qui font l’économie.

Je vais essayer de vous présenter ce que j’ai compris de ces éléments simples et fondamentaux en espérant vous donner envie de vous procurer son livre. (en plus il n’est vraiment pas cher)

1 – L’échange

Il n’y a que 2 façons au monde de satisfaire ses besoins (autres que naturels 🙂 ) :

  • le faire soi-même
  • faire un échange

Si vous en trouvez d’autres, je suis preneur. Si on peut tout à fait construire sa maison seul, créer soi-même ses parpaings, extraire soi-même le sable à béton, tailler ses propres arbres, mouler ses tuiles, je ne suis pas sûr qu’une vie suffise pour y arriver. Pour se faciliter la vie, et donc gagner en confort, l’échange est inévitable. On trouve ainsi 2 sortes d’échanges :

  • l’échange libre
  • l’échange contraint

L’échange libre : chaque participant pense qu’il va y trouver un intérêt. Si un seul des participant ne trouve aucun intérêt à faire l’échange, il ne se passe rien, sinon, tout le monde est content. L’échange libre augmente donc la satisfaction de tous ses participants.
L’échange contraint : si une tierce personne intervient dans l’échange et force l’un des participants à l’accepter alors qu’il n’en veut pas, l’échange n’aura pas été bénéfique pour tout le monde. Il se sentira lésé. C’est un échange gagnant-perdant.
A moins d’être maso, qui voudrait d’un tel scénario? Ce tiers est bien souvent une autorité ou un truand mais peut revêtir d’autres formes plus subtiles.

2 – La valeur

Les biens ou les services n’ont pas de valeur en soi. La valeur est la satisfaction espérée d’un échange. La satisfaction n’étant pas mesurable puisque propre à chacun de nous, il est impossible de les comparer. La valeur n’est pas le prix.

3 – Le marché

Pour qu’un échange se fasse, il faut que je trouve un partenaire qui veuille bien de ce que je propose. Mais ce dernier ne propose pas forcément quelque chose dont j’ai besoin ou qui me satisfasse. Si je n’ai pas trop d’amis, je risque de pas mal galérer. L’idéal serait de rencontrer un maximum de personnes pour augmenter mes chances de trouver preneur. Le marché n’est donc qu’un endroit où différents intervenants se rencontre pour échanger des biens ou des services. Ni plus, ni moins. Il peut être physique, sur une place de village, ou virtuel comme un site internet.
Nous avons vu que chaque échange (libre) effectué était gagnant-gagnant. Le marché n’étant qu’un endroit où se présentent des opportunités d’échanger, plus il y a de participants à un marché, plus il est facile d’échanger avec tout le monde. Au final, tout le monde en ressort satisfait.
Bien entendu, tout n’est pas si rose et certains ne trouvent pas preneur. Ce qu’ils proposent n’intéresse pas la majorité des autres êtres humains avec qui ils ont pu avoir des opportunités. C’est l’imperfection du marché.
Lorsqu’on entend donc parler des marchés, il s’agit tout simplement de nous, pas de mecs qui dictent leur loi impitoyable.

Dans la prochaine partie, on y causera argent ! Me reste plus qu’à la lire