L’économie pour les noobs, 5e partie

(Parties 1, 2, 3, 4)

Dans le 7e chapitre de son livre, Gérard Dréan nous propose un léger retour en arrière pour comprendre comment est on passé de sociétés primitives à celles que nous connaissons actuellement.

 

Alors au début, il y avait les dinosaures, puis Chuck Norris est arrivé…. mais ça c’est une autre histoire…

Si on se penche sur le niveau de développement de l’humanité quelques milliers d’années auparavant, on voit vite que les pays riches n’ont pas toujours été riches et que tout le monde était plus ou moins au même niveau. Mais alors que c’est il passé entre temps.

Ce qui a permit à l’homme d’évoluer, ce sont les innovations. Mais pour innover, il faut en avoir le temps. Et ce temps, on ne peut l’avoir que par la division du travail. Comme on l’a vu précédemment, on a toujours la possibilité de tout faire soit même, mais c’est quand même vachement plus efficace entre plusieurs personnes qui coopèrent.
Ce temps « libre » peut alors être utilisé pour trouver des moyens de satisfaire d’autres besoins. Les innovations viennent de ce temps libre de réflexions, d’essais et tâtonnements.

L’évolution passe ainsi par 2 étapes clés, l’innovation et l’acceptation.
Généralement, une innovation règle un problème ou améliore de façon notable l’existant. Cela implique de nombreux changement, notamment pour ceux qui tiraient avantages de l’ordre social établi. A partir du moment où cette innovation existe, il n’y a que 2 options pour la société concernée. Soit elle finit par l’accepter, soit les résistances sont trop fortes et elle est remise au placard, mais dès lors, une grande énergie devra être déployée pour empêcher quiconque d’utiliser cette innovation.

Comme rien ne peut être consommé sans être produit, chaque innovation nécessite de réunir des moyens de production, autrement dit, du capital. Il ne peut exister de formation de capital sans solidarité.

Pour qu’une société évolue, il faut donc une certaine liberté pour laisser faire les « excentriques » et de la solidarité pour encourager la formation de capital. Voilà une des raisons, mais pas la moindre, de la différence qu’il peut exister de nos jours entre les diverses « civilisations ».
On dit souvent que s’il y a des pays pauvres, c’est la faute aux pays riches qui les ont « exploité ». Mais les pays riches ne l’ont pas toujours été. Ce n’est pas la cause du problème. Les causes ne sont elles pas plutôt à chercher du coté du manque de libertés?

 

Les moyens de communication actuels permettent une maximisation de la coopération entre les hommes, il n’y a plus beaucoup de sociétés humaines isolées du reste du monde. L’être humain, où qu’il soit, tend à vouloir rattraper les sociétés les plus développées. Mais vouloir sauter des étapes est risqué, il ne faut pas aller trop vite. Il y a une priorité dans la satisfaction des besoins au risque de voir se constituer de la méfiance et des résistances.

L’avantage des société en retard est que l’étape d’innovation n’est pas à refaire, seule reste celle de l’acceptation. Les organisations sociales et les logiques de clans génèrent une telle inertie, qu’il faut que chaque transition se fasse en douceur, que le changement se fasse en profondeur dans la société.

Plus les hommes coopèrent, plus la société progresse. La mondialisation est le prolongement de l’évolution des sociétés primitives vers les plus développées.

Suite et fin