Préparer son indépendance financière, épargner.

Fini les vacances, fini l’insouciance, la boite à mails et Feedly sont blindés de non lus, joie de la reconnexion. Une nouvelle m’interpelle, celle des Echos où l’on apprend que le taux de remplacement médian a tendance à diminuer au fil des années.

Ce n’est pas une nouveauté, le système par répartition français, dont les intentions originelles sont louables, est factuellement un schéma de Ponzi.
Vous vous rappelez Madoff? Eh bien si ce qu’il faisait était maaaaaaal, quand c’est l’État qui le fait, hop, ça devient biiiieeeen (Le socialisme, c’est magique! ©H16).
Pour le dire simplement, chaque année, il faut toujours plus d’argent que l’année précédente pour financer les retraites. Les derniers « bénéficiaires » de ce système en seront les plus grands perdants. L’Histoire nous dira quelle génération sera sacrifiée mais est-ce bien raisonnable de refiler la patate chaude à nos enfants? Est-ce une preuve de « solidarité intergénérationnelle » ou bien celle-ci doit-elle être seulement à sens unique?

Bref, tout ça pour dire que je refuse qu’on m’oblige à bosser jusqu’à l’épuisement pour espérer toucher un revenu décent quand mes vieux jours seront venus. Cette nouvelle me rappelle donc qu’il est temps de se préparer à être financièrement indépendant, et ce, le plus tôt possible.

J’avais évoqué sur un billet précédent, que le taux d’épargne est un élément déterminant du temps de travail qu’il faut effectuer pour couvrir les années d’indépendance. La première chose à faire est donc de chiffrer ce taux d’épargne.

Rien de plus simple, on prend une feuille et un crayon et on y inscrit ses revenus, ses dépenses et on regarde ce qui reste.

Un couple qui gagne 3000€ par mois et dépense 2800€
3000-2800 = 200
200/3000 = 0.06

Ce couple économise 6% de ses revenus par mois

Avant, mais ça c’était avant, je ne me souciais pas tellement de cette épargne. Si je ne dépensais pas tout mon revenu, je mettais de coté le reste, si je dépensais plus, je prenais sur ce qu’il y avait de coté pour renflouer.

!!!!! ERREUR FATALE !!!!!

Gérer son argent de cette façon est un suicide et le résultat est qu’on fini par ne pas épargner grand chose. La tentation est toujours présente, on se dit qu’il nous en reste un peu sous le coude donc on y va. Fais péter la CB Marcel !!

Le première chose à faire pour constituer une épargne efficace c’est le virement automatique le jour de paie sur un LDD dans une autre banque, en ligne de préférence. Mais quel montant?

!!!!! LE MAXIMUM !!!!!

Prenez vos dépenses, listez les et posez vous la question : est-ce bien nécessaire?

L’abonnement à CanalSat et autres: est-ce bien nécessaire?
Le McDo en famille une fois par semaine: est-ce bien nécessaire?
Le forfait iPhone tout illimité de chez illimité: est-ce bien nécessaire?
Etc,etc,etc.

En plus, pour ceux que les relevés de banque rebutent, les outils comme Fortuneo Budget permettent de catégoriser très facilement les dépenses et vous aider à organiser votre épargne. Vous n’avez plus d’excuses. 😉

Alors oui, j’entends les « On a qu’une vie », « Profitons de notre jeunesse », « Inch Allah », etc. C’est vrai que c’est un mode de vie plaisant sur le coup mais pour crever la gueule ouverte à 70 balais? Tirez-vous une balle tout de suite si vous ne souhaitez pas vivre vieux. 😀

Pour finir, une fois vos dépenses mensuelles listées, multipliez chaque montant par 120 pour vous faire une idée de ce que ça donne sur 10 ans.

Le p’ti resto du vendredi à 15€ par exemple : 7000€, bim! le prix d’une moto 😉

L’idée n’est pas de se priver de tout mais de limiter les dépenses récurrentes, un petit plaisir de temps en temps ne fait pas de mal.

 

(Crédit photo: Bessi)

L’indépendance financière n’est pas réservée qu’aux riches

Bien que ce soit plus facile pour eux 😉

On ne peut pas évoquer la liberté à tout-va, palabrer sur les grands principes d’émancipation de l’être humain sans faire un arrêt au stand « pognon ». Car s’il y a un paramètre important conditionnant la liberté, c’est bien celui-là. Quoique.
Nombreux sont ceux pour qui le travail n’est qu’une étape de transition avant une hypothétique retraite, une obligation « alimentaire », un non-choix.
On peut aussi choisir de vivre libéré des contraintes pécuniaires mais si on veut au minimum se nourrir et se loger convenablement, ça devient compliqué.

Être libre, c’est pouvoir choisir les activités qui nous intéressent, nous motivent et nous animent. Ne plus avoir la pression ou l’angoisse d’une perte d’emploi.
Être libre, c’est être indépendant financièrement.

Concrètement, l’indépendance financière c’est quoi donc?

Être indépendant financièrement revient simplement à s’assurer un revenu régulier et suffisant pour vivre la vie qu’on rêve d’avoir. Selon moi c’est ça être riche.

Et pour devenir riche et indépendant, il n’y a malheureusement pas trente-six solutions, j’en vois trois:

  • Être bien né
  • Gagner à la loterie
  • Capitaliser : Épargner et investir

On va laisser tomber les deux premières options pour s’intéresser à la troisième qui, vous le verrez, n’est pas si compliquée ni inaccessible.

Épargner et investir

Quoi qu’en disent les journalistes d’Arte, c’est la définition même du capitalisme. L’épargne, c’est simplement une quantité de travail qu’on a pas dépensé. Investir, c’est simplement prendre cette réserve de travail pour produire quelque chose de nouveau et en retirer un bénéfice ou, a minima, aucune perte. Rien de plus, rien de moins.

Bref, on va se fixer un objectif concret: prendre sa retraite le plus tôt possible.

Quand bien même à la retraite, on a toujours des dépenses indispensables. Il faut alors une source de revenus capable de couvrir ces dépenses. Ces sources de revenus peuvent provenir de placements financiers, de loyers,etc. Libre à chacun de choisir la source de revenu qui lui convient.

Pour l’exemple, essayons maintenant de calculer le nombre d’années de travail nécessaires à générer ce revenu par des placements financiers du type assurance-vie.

Cette courbe qui représente le nombre d’années à travailler en fonction du taux d’épargne si on retire 4% de cette épargne chaque année à partir de la retraite. Ce qui donne à peu près 25 ans de revenus. Cliquer sur l’image pour plus de détails et jouer avec le taux de retrait.

D’un coup d’oeil, on voit qu’à 20% d’épargne, il faut bosser 100 ans. A l’opposé, à 80% d’épargne, il ne faut à peine plus de 6 ans de travail pour 25 années de repos. Le taux moyen d’épargne des ménages français est autour de 5%.
Ce qui est très intéressant avec ce calcul est qu’il est totalement indépendant du revenu. On peut gagner 10 000€ par an ou 500 000€, le principe reste le même. Quel que soit notre revenu, à 80% d’épargne, il faudra toujours 6 ans de travail pour financer 25 ans de dépenses à style de vie similaire. Et bien plus si on prend en compte l’effet boule de neige des intérêts composés qui fera l’objet d’un autre billet.

Ne reste plus qu’à faire les choix qui s’imposent pour maximiser cette part d’épargne, le plus facile étant de couper dans les dépenses inutiles ou inefficaces, revoir sa stratégie immobilière, ses transports, changer de job, demander son salaire complet…… sauf si on veut bosser jusqu’à 70 ans 😉

Conclusion

Epargner, Epargner, Epargner !! Et investir le tout 🙂

 

(Crédits photo: Felipe Gabaldòn)