L’indépendance financière n’est pas réservée qu’aux riches

Bien que ce soit plus facile pour eux 😉

On ne peut pas évoquer la liberté à tout-va, palabrer sur les grands principes d’émancipation de l’être humain sans faire un arrêt au stand « pognon ». Car s’il y a un paramètre important conditionnant la liberté, c’est bien celui-là. Quoique.
Nombreux sont ceux pour qui le travail n’est qu’une étape de transition avant une hypothétique retraite, une obligation « alimentaire », un non-choix.
On peut aussi choisir de vivre libéré des contraintes pécuniaires mais si on veut au minimum se nourrir et se loger convenablement, ça devient compliqué.

Être libre, c’est pouvoir choisir les activités qui nous intéressent, nous motivent et nous animent. Ne plus avoir la pression ou l’angoisse d’une perte d’emploi.
Être libre, c’est être indépendant financièrement.

Concrètement, l’indépendance financière c’est quoi donc?

Être indépendant financièrement revient simplement à s’assurer un revenu régulier et suffisant pour vivre la vie qu’on rêve d’avoir. Selon moi c’est ça être riche.

Et pour devenir riche et indépendant, il n’y a malheureusement pas trente-six solutions, j’en vois trois:

  • Être bien né
  • Gagner à la loterie
  • Capitaliser : Épargner et investir

On va laisser tomber les deux premières options pour s’intéresser à la troisième qui, vous le verrez, n’est pas si compliquée ni inaccessible.

Épargner et investir

Quoi qu’en disent les journalistes d’Arte, c’est la définition même du capitalisme. L’épargne, c’est simplement une quantité de travail qu’on a pas dépensé. Investir, c’est simplement prendre cette réserve de travail pour produire quelque chose de nouveau et en retirer un bénéfice ou, a minima, aucune perte. Rien de plus, rien de moins.

Bref, on va se fixer un objectif concret: prendre sa retraite le plus tôt possible.

Quand bien même à la retraite, on a toujours des dépenses indispensables. Il faut alors une source de revenus capable de couvrir ces dépenses. Ces sources de revenus peuvent provenir de placements financiers, de loyers,etc. Libre à chacun de choisir la source de revenu qui lui convient.

Pour l’exemple, essayons maintenant de calculer le nombre d’années de travail nécessaires à générer ce revenu par des placements financiers du type assurance-vie.

Cette courbe qui représente le nombre d’années à travailler en fonction du taux d’épargne si on retire 4% de cette épargne chaque année à partir de la retraite. Ce qui donne à peu près 25 ans de revenus. Cliquer sur l’image pour plus de détails et jouer avec le taux de retrait.

D’un coup d’oeil, on voit qu’à 20% d’épargne, il faut bosser 100 ans. A l’opposé, à 80% d’épargne, il ne faut à peine plus de 6 ans de travail pour 25 années de repos. Le taux moyen d’épargne des ménages français est autour de 5%.
Ce qui est très intéressant avec ce calcul est qu’il est totalement indépendant du revenu. On peut gagner 10 000€ par an ou 500 000€, le principe reste le même. Quel que soit notre revenu, à 80% d’épargne, il faudra toujours 6 ans de travail pour financer 25 ans de dépenses à style de vie similaire. Et bien plus si on prend en compte l’effet boule de neige des intérêts composés qui fera l’objet d’un autre billet.

Ne reste plus qu’à faire les choix qui s’imposent pour maximiser cette part d’épargne, le plus facile étant de couper dans les dépenses inutiles ou inefficaces, revoir sa stratégie immobilière, ses transports, changer de job, demander son salaire complet…… sauf si on veut bosser jusqu’à 70 ans 😉

Conclusion

Epargner, Epargner, Epargner !! Et investir le tout 🙂

 

(Crédits photo: Felipe Gabaldòn)

Le coût réel du « commuting »

fuel-economy-mpgIl y a parfois des calculs qu’on ne fait pas, soit par a priori, paresse ou tout simplement parce qu’on y pense pas, héhé !

C’est ainsi qu’il m’est venue l’idée de calculer ce qu’il m’en coûte réellement de prendre la voiture pour occuper ma journée en attendant patiemment le jour de la quille aux environs de mes 65, heu 6769 arf, allé mettons 75 ans d’ici là…. Ôôô joie de la répartition. Autrement dit, combien coûte le trajet Domicile-Travail.

Pour m’aider à cette tâche, j’ai donc concocté une petite feuille de calcul que vous pouvez trouver depuis ce lien (Faites en une copie si vous avez un compte Google ou téléchargez la au format de votre choix)

https://docs.google.com/spreadsheets/d/1UAIGL_yq9OzjUsPT9PS1tlA2Z1i4nVyQiTtEKsnTLl8/edit?usp=sharing

Dans l’étude de l’Automobile Club sur le sujet, il est de coutume d’évoquer seulement le budget annuel mais ce qui m’importait était le coût sur 10 ans. Cette donnée a, à mon humble avis, un bien plus fort impact. Une autre donnée aussi prégnante est le coût au kilomètre, chose qu’on doit absolument et dès maintenant mettre sur un post it et se le coller sur le tableau de bord.

Élaborer quelques scénario avec et il devient évident que des choix passés n’auraient peut être pas été faits ou pas dû être faits. Nombreuses sont les familles qui s’éloignent pour trouver un logement accessible, est-ce vraiment une bonne opération?

Les prix de l’immobilier, rendus complètement délirants par les zonages, les PLU, les règlements urbains, les taux d’intérêts au raz les pâquerettes, les APL et tout ce qui contribue à la pénurie organisée, implique le réflexe naturel de l’éloignement. Néanmoins, avant tout emménagement, chacun devrait faire ce simple calcul et voir si, objectivement, ça en vaut la peine.

Parce que claquer 30 000€ en 10 ans en gaz d’échappements à cause d’une maison achetée 20 000€ moins cher n’est définitivement pas une bonne opération financière.

PS :Le calcul est approximatif, le but est d’avoir un ordre de grandeur mais n’hésitez pas à faire des remarques