NXT, le Bitcoin killer?

A l’instar de Bitcoin, NXT est une jeune cryptomonnaie dont la vie commence le 24 Novembre 2013.

Une cryptomonnaie est une monnaie électronique qui a pour base de confiance les mathématiques et le chiffrement, alors qu’une monnaie dite « fiat » comme l’euro ou le dollar a pour base de confiance la promesse des hommes politiques qu’ils ne feront pas trop joujou avec (dettes publiques, crédits à taux réduits, dévaluations, etc).

On peut dire que Bitcoin a ouvert le bal dans ce domaine et mené sa petite révolution en apportant la possibilité d’échanger biens et services via cette monnaie de façon totalement décentralisée, autrement dit, sans dépendre d’une banque centrale, seule autorisée à émettre de la monnaie.

Bitcoin a bien des qualités mais aussi bien des défauts et NXT a été imaginé pour tenter d’y pallier.

Selon moi, Bitcoin a 2 défauts majeurs :

La gestion de la sécurité

Le protocole est très sûr, c’est indéniable. Le problème se situe au niveau de l’utilisateur.
Pour simplifier, il y a deux façons principales de gérer son portemonnaie : sur son propre pc ou en passant par un service en ligne.
Dans le premier cas, charge à chacun de sécuriser suffisamment son ordinateur pour éviter les piratages, de faire les sauvegardes nécessaires, de gérer ses clés publiques/privées…
Dans le deuxième cas, avoir une certaine confiance dans le prestataire qui gère cette sécurité.

Avec NXT, tout est simplifié, chaque compte est identifié par une adresse, et chaque adresse est protégée par une passphrase. Tout est stocké dans la chaine de blocs. Ainsi, le portemonnaie fait partie du système et peut alors être consulté depuis n’importe où, que ce soit ordinateur, smartphone, site web, etc.
Il suffit juste de se rappeler de la passphrase.
Bien sûr, il faut une phrase de passe solide avec plusieurs mots, des minuscules, des majuscules, des chiffres et avec des symboles c’est encore mieux. Exemple:

Tous les matins je bois 1 bol de Benco et 2 Cr@cottes

C’est ce qu’on appelle un « Brain Wallet » car à moins de vous faire pirater le cerveau ou vous faire avouer par les plus délicieux supplices, ce genre de protection est des plus efficaces. Même si, sommes toutes, le risque zéro n’existe pas.

Autre problème,

Le minage

Dans le système Bitcoin et tous ses dérivés basés sur le Proof-of-Work, la validation des transactions se fait par le minage. Chaque mineur propose sa puissance de calcul et plus la puissance de calcul totale augmente, plus la validation est difficile. Le minage aujourd’hui nécessite un investissement en puissance de calcul et matériel dédié énorme en regard du gain apporté au mineur.
Cette course à la puissance me parait contraire à la logique d’un réseau décentralisé où chacun doit pouvoir y contribuer pour le renforcer.

NXT est basé sur le Proof-of-Stake, une sorte de « consensus distribué ». Cet algorithme ne nécessite pas de puissance de calcul exponentielle, chacun peut participer à la blockchain qu’il soit petit ou gros.

 

Nxt offre également de nombreuses fonctionnalités additionnelles : les alias, les messages privés, les échanges d’actifs, les places de marchés, le vote et pleins d’autres en cours de développement.

A ce stade, on ne peut évidemment pas prédire quoi que ce soit mais cette cryptomonnaie de seconde génération a de bonnes cartes en main pour s’imposer. Laissons l’avenir et le marché en juger 😉

En attendant, les curieux pourront télécharger le client sur nxt.org et faire leur première acquisition de NXTs gratuitement sur le faucet.
Ceux qui veulent « forger », l’équivalent du minage, et donc participer à la blockchain et être rémunéré des frais devront attendre 1440 confirmations de leur première transaction, ce qui se fait en à peu près 48h actuellement.

L’économie pour les noobs, 2e partie

Nous avons vu lors de la 1ère partie que seul l’échange libre et volontaire était créateur de bien-être pour ses participants, et qu’un marché libre permettait une augmentation globale de satisfaction, même si quelques uns repartent bredouilles.

Mais la vie ce n’est pas que du troc, et parfois un échange ne peut se faire sans un bien intermédiaire.

1 – La monnaie

Toute chose qui me permet d’obtenir un bien ou un service en échange et qui peut être ensuite re-échangée pour un autre bien par d’autres personnes est une monnaie. Une monnaie peut être alors être n’importe quoi, un métal précieux, un coquillage, un caillou, un bout de papier avec un symbole dessus (genre un C barré avec 2 traits horizontaux).

Je dois avoir confiance en cette monnaie. Si on prend les cailloux, c’est cette confiance qui, si elle est partagée par mes congénères, va leur donner de la valeur. Plus une monnaie est utilisée, plus elle permet d’échanges. L’idéale serait une monnaie mondiale.

La monnaie est toujours dans la poche de quelqu’un. Elle ne traîne jamais par terre. La quantité de monnaie est partagée entre tous ses utilisateurs. Qu’il y ait une centaine de cailloux ou 1 million de cailloux, cette quantité n’importe peu. La richesse (le bien-être) est dans les biens qu’ont peut obtenir avec cette monnaie et non dans la monnaie elle même puisqu’elle n’est qu’un bien temporaire. La monnaie que je possède est une créance sur les biens existants.

2 – Le prix

Le mécanisme de formation des prix est très complexe. Il dépend de la valeur qu’on donne au choses ou de la satisfaction qu’on espère en retirer, c’est une notion très subjective. Le prix est une quantité de monnaie pour laquelle l’acheteur et le vendeur pensent qu’ils sont chacun gagnants.

Si dans un même endroit, on réunit beaucoup d’acheteurs et beaucoup de vendeurs et qu’on appelle ça un marché, les acheteurs pourront comparer les transactions qu’ils peuvent faire avec les vendeurs et prendre la plus avantageuse. Pareil pour les vendeurs. La multiplicité des transactions fait qu’il se crée un « prix de marché », un prix pour lequel la majorité des acheteurs et des vendeurs sont tombés d’accord. Comme il s’agit d’une majorité, il y a forcément des déçus, ceux qui vendent au dessus du prix de marché ont peu de clients et ceux pour qui le prix de marché n’est pas satisfaisant s’offriront d’autres biens.

Le prix est fonction de l’offre et de la demande. S’il arrive que la carotte devienne à la mode, la demande en sera plus forte. Et s’il n’y a pas assez de marchand pour s’en procurer, ceux qui en possèdent vont vouloir en profiter. Dans ce cas, le prix va certainement monter. Mais le fait que le prix monte incite à cultiver plus de carottes pour répondre à la demande. A force de cultiver, on se retrouve devant trop de carottes, beaucoup de gens se sont intéressés à d’autres légumes car la carotte était trop chère. Plutôt que de les jeter, les vendeurs baisseront leurs prix.

3 – La création monétaire

Imaginons qu’il y a 100 cailloux qui circulent dans le village, j’en possède 10. j’estime que ces 10 valent l’obtention de 2 carottes. J’ai donc une créance sur 2 carottes du village. Quelqu’un crée, d’un coup, 200 cailloux supplémentaires. Il n’est pas plus riche puisqu’il n’a pas amélioré son bien-être mais il peut ainsi se procurer plus facilement les biens du village. La valeur que je donnais à mes 10 cailloux va baisser et le prix des carottes va augmenter.

La création monétaire bénéficie à celui qui reçoit la monnaie sortie du chapeau et appauvrit tous ceux qui en possédaient auparavant. Pour que cela arrive le moins possible, il faut que la monnaie soit difficile à produire. C’est pour cela que l’or est devenu une plutôt bonne monnaie. Mais depuis quelques années, l’or n’est plus utilisée comme monnaie de réserve et a été remplacée par la monnaie papier.

Qui produit cette monnaie papier? Les faussaires….. c’est pour cela qu’il est interdit de la produire soi même. Il y a aussi les états (la fameuse planche à billet) et les banques par le crédit. Les conséquences sont les mêmes sauf que, cette fois ci, il a été décidé que c’était légal.

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