Laissons nous passer les uns les autres

ou l’éloge de la fermeture éclair.

Comme tous les jours, je constate avec effarement la bêtise des gens.

Oui c’est un propos quelque peu condescendant mais comment définir autrement ces comportements animaux animants nos matins… ainsi que nos fins d’après midi. Animal -> bête -> bêtise -> CQFD

Comme tous les jours, donc, je dois me rendre sur mon lieu de travail et, avantage administrative certain sur certains, j’ai la chance de pouvoir le faire sur deux roues. Non sans un peu plaisir, surtout par commodité et diviser par 3 mon temps de trajet.

Quand bien même je peux m’exonérer de ces désagréments matinaux, le constater tous les jours me fait peine à voir et atténue mon optimisme envers l’espèce humaine.

De quoi est il question??

DE CES  %$*!?;:£%£µ¨; DE BOUCHONS !

J’ai déjà évoqué les ondes de freinage, les bouchons fantômes et de leur cause : un(e) mec(que) freine, celui de derrière freine, puis celui de derrière, etc, etc, jusqu’à l’arrêt complet. Comptez le temps de redémarrage de chaque bagnole, pas foutu de se préparer à démarrer avant d’être sûr que celui de devant est en 5e et vous obtenez toute cette merde gluante qui dure de 7h à 10h…
Sur le cas présent (la portion La Salvetat – Toulouse Saint-martin), le problème n’est pas l’infrastructure routière ou le nombre de véhicule. C’est juste un problème de putain de comportement humain.

Je m’explique

Cette portion est, de bout en bout, en 2×2 voies. Aucun rétrécissement, aucun échangeur, aucun afflux massif de véhicules, aucun goulot d’étranglement…. bref, un vrai tube.
A l’entrée de ce tube, il y a un trafic fluide, en sortie, le trafic est aussi fluide.. cherchez l’erreur. On peut le voir très clairement ci-dessous.

On voit donc bien que le problème se situe au niveau de la sortie n°4.

A cette sortie, ou plus exactement cette voie d’insertion, se joue l’une des plus grandes luttes que l’humanité connaisse dans le monde moderne :

Passer devant la voiture de devant, avec son corollaire, Éviter de se faire passer devant.

Hé oui, cher lecteur et chère lectrice, si tu perds deux heures par jour dans les bouchons, c’est juste à cause d’une histoire d’ego. C’est con hein!
Et peut être qu’en y réfléchissant bien, toi aussi tu participes à ce combat fratricide séculaire qui te permet de gagner 17,49 secondes sur ton trajet de 48 minutes. Mais au moins tu ne te seras pas laissé emmerdé, yeaahhh !

Mais alors docteur, que peut on faire pour y remédier ??

  1. Euthanasier l’humanité : simple, basique.
  2. Autonomiser tous les véhicules : ce n’est pas demain la veille.
  3. Faire fi des diktats et des conventions : demandez à Julia Roberts

Plus sérieusement, en attendant la solution 2, on peut juste essayer de se conduire en personne civilisée en appliquant quelques comportements simples et sans trop d’efforts pour l’ego

La technique de la fermeture Éclair

Quoi de plus efficace qu’une fermeture Éclair pour fusionner deux brins en un seul.

La photo se passe de commentaire mais je vais quand même en faire.

Voyez avec quelle fluidité les éléments s’incrustent les uns avec les autres pour ne former qu’un. Rappelez vous ce qui arrive quand un des éléments veut passer devant un autre, ça bloque tous les autres derrière.

Eh bien en voiture c’est pareil. « Un sur deux, ça passe mieux ». On s’en fout si l’autre n’a pas la priorité. L’essentiel est que tout soit fluide non?

Allé, désormais je sais que quand tu seras dans un bouchon, tu penseras à cette fermeture Éclair et te diras que quelqu’un, en ce bas monde et quelques kilomètres plus loin, n’a pas la chance de la connaître. Pauvre de lui.

PS: Ce qui est dingue, c’est que ça marche aussi pour les files de tire-fesses 😉

Guanabara Bay et La tragédie des biens communs

En 2016, le Brésil et plus particulièrement Rio de Janeiro accueillera les 31e olympiades. Les épreuves de voile auront lieu dans la baie de Guanabara.

Voici un petit film sur l’état de la baie à quelques mois de la compétition qui montre un parfait exemple de la tragédie des biens communs.

Pour résumer, une ressource (un terrain, un étang, une rivière,…) qui appartient à tout le monde, on dit alors qu’elle est publique, n’appartient en fait à personne. La conséquence est que tout le monde s’en fout car n’ayant aucun intérêt personnel à la préserver.

L’État, n’étant composé que d’êtres humains qui n’ont, pour la plupart, aucun intérêt personnel non plus pour ladite ressource, n’est pas efficace, une solution consisterait à tout privatiser. Qu’on se comprenne bien, le privé peut être un particulier, une entreprise (suppôt de Satan) mais ne se limite pas à ça, on peut imaginer toute sorte d’association volontaire de personnes: asso, collectif, etc.
On peut ainsi imaginer qu’une association de préservation de telle rivière ou plage en soit la propriétaire. Il est alors fort probable que les personnes soient beaucoup plus motivées et aient un intérêt à ce que la rivière ou la plage soit préservée.